Taux de crédit bas, volume de transactions en constante évolution, prix en hausse dans certains secteurs géographiques… ce sont autant d’indicateurs qui ont marqué le dynamisme du marché immobilier français pendant l’année 2018.
Mais qu’en est-il de la tendance des principaux agrégats immobiliers cette année ? Voici une analyse prévisionnelle très précise pour vous aider à prendre la meilleure décision au cas où vous envisageriez d’investir dans la pierre prochainement.

Prix immobiliers 2019 : un ajustement à la baisse est à prévoir

Bien que l’indice des prix des logements neufs et anciens publié par l’INSEE en septembre 2018 ait montré une légère hausse dans certains départements, l’année 2019 sera probablement marquée par une tendance à la baisse. Cependant, cette affirmation est à nuancer car dans certaines villes métropolitaines, les prix des logements anciens affichent une forte rigidité à la hausse du fait de l’effet des dispositifs de défiscalisation et de la pénurie de logements.

Selon les données, c’est surtout à Bordeaux, à Paris, à Lyon ou encore à Nice que les prix se sont envolés à un tel point que les observateurs ont cru assister à un véritable emballement immobilier.

Or, selon l’analyse de Détective Banque, cette hausse n’est plus loin d’atteindre son apogée pour faire place à une baisse plus ou moins mécanique. Et pour cause, en plus du jeu de l’offre et de la demande, le marché immobilier bénéficiera, cette année, de certaines mesures d’ajustement émanant des pouvoirs publics ainsi que d’autres acteurs privés à fort pouvoir de lobbys.

Marché immobilier français : quelle évolution attendue pour 2019 ?

Évolution tarifaire du marché immobilier pour 2019 : le comportement d’acquisition des primo-accédants sera plus que déterminant

Rentabilisation oblige, les investisseurs seront moins enclins à acquérir des actifs immobiliers à prix exorbitant, et cela même si l’emplacement ciblé présente un fort potentiel locatif. Ainsi, les primo-accédants disposeront d’une réelle marge de négociation pour faire baisser les prix à un niveau jugé plus équilibré. Mais il n’en reste pas moins que ce phénomène de «marchandage collectif» sera salutaire pour la stabilité du climat immobilier. Le fait est qu’un ralentissement temporaire de la demande contribuera activement à refroidir le marché.

Qu’en est-il des conditions d’octroi des crédits immobiliers pour 2019 ?

Le saviez-vous ? Les taux immobiliers auraient dû commencer à repartir à la hausse depuis le mois de septembre 2018, ce qui ne semble pas être le cas jusqu’à présent. Effectivement, ils sont encore restés sagement au-dessous du seuil moyen de 1,50%, voire 1,43% chez certaines enseignes bancaires.
Mais malgré la décision de la Banque Centrale Européenne d’amorcer une nouvelle hausse cette année, cette mesure se fera à un rythme progressif, c’est-à-dire que le niveau des taux d’intérêt du premier trimestre 2019 sera plus ou moins aligné à celui du mois de décembre 2018.

De leur côté, les banques donneront aux primo-accédants l’opportunité d’acquérir leur logement à des conditions d’emprunt plus accessibles ; en d’autres termes via des crédits immobiliers à durée de remboursement plus longue et plus flexible.

À ce propos, l’Observatoire Crédit logement-CSA évalue à 37,5 % la proportion des prêts immobiliers étalés sur une durée de 25 à 30 ans au cours du premier semestre 2018. Certains établissements bancaires proposent même des crédits hypothécaires d’une durée de 35 ans pour aider les aspirants propriétaires à réaliser leurs rêves.

Malgré certaines contraintes, l’immobilier reste le placement préféré des Français

Les professionnels de l’immobilier n’ont aucune crainte à avoir quant à leur choix de placement. La raison est simple : la pierre reste une valeur sûre et ce n’est pas cette nouvelle cadence qui va changer l’engouement des Français pour cette classe d’actif. Au contraire, l’immobilier est toujours plébiscité, loin devant l’assurance-vie, les livrets et la bourse.